Faut-il une conférence ou une formation santé mentale ? Les deux ne visent pas le même objectif. Pour sensibiliser largement et créer un temps fort, la conférence santé mentale en entreprise est souvent la meilleure porte d’entrée.
Deux objectifs différents
La conférence libère la parole et fédère un large public. La formation, plus longue, outille des référents. Selon le sujet, vous pouvez aussi croiser avec une conférence sur l’optimisme pour redonner de l’élan.
Comment choisir selon votre contexte
Public large et temps fort fédérateur : conférence. Montée en compétences d’une équipe : formation. Budget, durée et maturité du sujet dans votre organisation finissent de trancher.
Le comparatif en un coup d’œil
| Conférence de sensibilisation | Formation certifiante (type PSSM) | |
|---|---|---|
| Objectif | Libérer la parole, poser un vocabulaire commun | Former des secouristes capables d’agir |
| Public | Tout le monde, jusqu’à plusieurs milliers de personnes | 8 à 16 volontaires par session |
| Durée | 1h à 3h | 2 jours |
| Intensité émotionnelle | Maîtrisée, ni pathos ni dramatisation | Élevée, parfois difficile pour les personnes concernées |
| Quand la choisir | Pour ouvrir le sujet et toucher toute l’organisation | En 2e phase, pour outiller des relais volontaires |
Les limites du tout-formation, vues de l’intérieur
Catherine ne critique pas le PSSM depuis l’extérieur : elle dirige un organisme de formation qui le propose. C’est précisément pour cela que son conseil compte. Elle a vu des participants sortir de salle en larmes devant leurs collègues, faute d’une préparation collective du sujet. Un programme standardisé de deux jours, réservé à une poignée de volontaires, ne remplace pas une culture partagée.La première étape, c’est d’oser en parler à tout le monde. La santé mentale concerne chacun de nous, pas seulement les volontaires d’une session de formation.
Catherine Testa
Le parcours qui fonctionne : sensibiliser, puis former
- Mois 1 : une sensibilisation santé mentale en plénière, pour tous, animée par Catherine.
- Mois 2-3 : recueil des volontaires, sessions PSSM avec des formateurs certifiés recommandés.
- Ensuite : relais internes identifiés, dispositifs d’écoute connus de tous, culture installée.