Premiers secours en santé mentale en entreprise : faut-il commencer par là ?

Pour aller plus loin, découvrez le profil du conférencier santé mentale Catherine Testa et sa conférence en entreprise.

Les premiers secours en santé mentale attirent de plus en plus d’entreprises, et c’est une bonne nouvelle. Mais ce n’est pas forcément la première étape d’une démarche en entreprise. Voici un avis franc, de quelqu’un qui forme à ce dispositif.

Un avis de l’intérieur : Catherine dirige un organisme qui forme au PSSM.

Premiers secours en santé mentale : Catherine Testa en intervention

Les premiers secours en santé mentale, de quoi parle-t-on

Le PSSM est une formation citoyenne et certifiante, sur deux jours, en petit groupe de huit à seize personnes, suivie sur la base du volontariat. Elle forme des « secouristes » capables de repérer un trouble et d’orienter vers l’aide adaptée. C’est utile, sérieux, et Catherine forme elle-même à ce dispositif.

Les limites du PSSM en entreprise

Le format a de vraies contraintes côté entreprise. Il ne touche que huit à seize personnes par session. Deux jours sont difficiles à mobiliser pour beaucoup d’organisations. Le volontariat limite encore le nombre de participants. Le programme est figé, peu adaptable au contexte de chaque entreprise. Il n’aborde pas le burn-out, qui reste pourtant la première préoccupation des équipes. Et il peut être émotionnellement éprouvant pour les personnes concernées.

Par quoi commencer avec les premiers secours en santé mentale

La conviction de Catherine, c’est que la première étape en entreprise n’est pas le PSSM, mais la sensibilisation. Oser en parler à tout le monde, poser un vocabulaire commun, lever le tabou. La santé mentale concerne chacun, pas seulement quelques secouristes désignés. Le PSSM vient ensuite, en deuxième phase, pour qui veut le diplôme de secouriste. Pour ce niveau, Catherine oriente vers des formateurs de son réseau. Sa posture reste celle d’un passeur, pas d’un sauveur.

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la durée d’une formation aux premiers secours en santé mentale, en petit groupe et sur volontariat : difficile à déployer largement. La sensibilisation, elle, touche tout le monde.
Catherine Testa

Questions fréquentes

Oui. C’est une formation citoyenne et certifiante, sérieuse. Simplement, ce n’est pas forcément la première étape en entreprise.
Deux jours, petit groupe, volontariat, programme figé, et il n’aborde pas le burn-out. La sensibilisation touche tout le monde et prépare le terrain.
Oui, elle dirige un organisme qui le dispense, et elle oriente vers des formateurs de son réseau pour le diplôme de secouriste.
Par une sensibilisation à la santé mentale, courte et ouverte à tous, avant d’envisager une formation certifiante.

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