conference catherine
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Vous cherchez un exemple de sensibilisation santé mentale pour construire votre propre événement ? Les cinq déroulés qui suivent ont tous été observés en entreprise, de la PME à la convention de plusieurs milliers de personnes. Pour chacun, vous trouverez le programme heure par heure, un budget indicatif en fourchette large et les pièges à éviter. Ils s’inscrivent dans la démarche décrite dans l’article sensibilisation à la santé mentale au travail.

Exemple sensibilisation santé mentale : conférence de Catherine Testa en entreprise

Qu’est-ce qu’un bon exemple de sensibilisation santé mentale ?

Un bon exemple de sensibilisation santé mentale combine trois ingrédients : un temps fédérateur qui pose un vocabulaire commun, un temps participatif qui fait vivre le sujet et un rappel clair des ressources d’aide (3114, médecin du travail, ligne d’écoute). Un déroulé qui coche ces trois cases fonctionne, quel que soit le format retenu. Le besoin, lui, ne se discute plus.

1 sur 4
Une personne sur quatre sera concernée par un trouble psychique au cours de sa vie. Chaque déroulé présenté ici s’adresse donc à tout le monde, pas à une minorité.
Organisation mondiale de la Santé (OMS)

Les cinq exemples qui suivent vont du plus court au plus ambitieux. Si vous hésitez encore sur le format lui-même, le guide santé mentale en entreprise : comprendre, agir et sensibiliser pose la stratégie d’ensemble, et les 10 idées de sensibilisation santé mentale en entreprise passent chaque action en revue.

Exemple 1 : la demi-journée de sensibilisation santé mentale

La demi-journée reste l’exemple de sensibilisation santé mentale le plus demandé par les entreprises : elle marque les esprits sans bloquer les agendas. Elle se cale généralement un matin, en présentiel, avec l’ensemble des équipes.

9h00
Ouverture par la direction

Dix minutes suffisent. Le dirigeant ou la DRH dit pourquoi l’entreprise ouvre le sujet. Cette prise de parole légitime tout ce qui suit.

9h15
Conférence de sensibilisation (1 h à 1 h 15)

Le cœur du dispositif : comprendre la santé mentale, casser les idées reçues, apprendre à repérer, écouter et orienter. C’est le rôle de la conférence de sensibilisation à la santé mentale que Catherine anime en entreprise.

10h30
Pause conviviale et stand ressources

Café, échanges informels, documentation sur les ressources internes et externes. Les questions que personne n’ose poser en plénière sortent à ce moment-là.

11h00
Quiz ou atelier en sous-groupes

Un vrai/faux animé ou un atelier de mises en situation transforme l’écoute en participation. Les équipes repartent avec des réflexes, pas seulement des idées.

12h00
Clôture et rappel des ressources

On termine en rappelant vers qui se tourner : 3114, médecin du travail, ligne d’écoute. Et on annonce la suite du programme, car une action isolée s’oublie vite.

Budget indicatif : de 2 000 à 8 000 euros selon la notoriété de l’intervenant, les frais de déplacement et l’animation choisie pour la seconde partie. Le piège : caser la demi-journée un vendredi après-midi, quand la moitié des équipes est déjà partie. Le créneau du matin, en milieu de semaine, maximise la présence.

Exemple 2 : la Journée mondiale de la santé mentale du 10 octobre

Le 10 octobre offre un point d’ancrage idéal pour une première sensibilisation santé mentale : la date est médiatisée, le sujet est dans l’air, la communication interne se justifie d’elle-même. Beaucoup d’entreprises en font leur temps fort annuel.

J-7
Teasing interne

Affiches, intranet, message de la direction : on annonce la journée et son programme. Sans cette semaine de communication, la moitié des salariés découvre l’événement le jour même.

10h00
Conférence tout public

Une heure en présentiel ou en hybride pour toucher aussi les sites distants et les télétravailleurs. L’enregistrement peut ensuite circuler en interne.

12h30
Café santé mentale

Un stand dans le hall ou près du restaurant d’entreprise, tenu par les RH et la médecine du travail, prolonge la conférence par des échanges informels.

15h00
Quiz d’équipe et clôture

Chaque manager anime un vrai/faux de vingt minutes avec son équipe, avec le même support pour tous. La journée se termine par un message de la direction annonçant les prochaines étapes.

Budget indicatif : de 2 500 à 10 000 euros avec un intervenant extérieur, la captation vidéo et la communication interne. Le piège : l’effet « journée alibi ». Un 10 octobre sans suite programmée envoie le message inverse de celui recherché. Annoncez la prochaine action le jour même.

Exemple 3 : la semaine complète type SISM

La semaine complète s’inspire des Semaines d’information sur la santé mentale (SISM), organisées chaque année en France : un événement différent par jour, des formats courts, une montée en intensité progressive. C’est l’exemple de sensibilisation santé mentale le plus complet pour une organisation déjà engagée.

Lun
Lancement

Message vidéo de la direction, affichage, publication du programme. Trente minutes de préparation par manager pour relayer dans les équipes.

Mar
Conférence plénière

Le temps fort de la semaine, en présentiel et retransmis. Une heure pour poser le socle commun de compréhension.

Mer
Quiz en équipes

Chaque équipe joue le même vrai/faux de vingt questions. Un classement bon enfant entre services entretient la dynamique.

Jeu
Atelier managers

Deux heures en petit groupe sur les situations concrètes : que dire, quand, à qui. Les managers sont en première ligne, ils ont besoin de repères spécifiques.

Ven
Clôture et engagement

Bilan de la semaine, annonce des rituels qui perdurent (météo d’équipe, point charge mensuel) et rappel des ressources. La semaine se termine sur du durable, pas sur un feu d’artifice.

Les pièges de la semaine complète se concentrent sur trois points, tous évitables avec de l’anticipation.

  • Surcharger le programme : deux événements par jour épuisent les équipes et vident les salles dès le mercredi. Un seul temps fort quotidien suffit.
  • Tout externaliser : si les managers et les RH ne portent rien eux-mêmes, la semaine reste un spectacle. L’appropriation interne fait la différence.
  • Oublier les absents : temps partiels, terrain, télétravail. Chaque événement doit avoir une trace consultable après coup.

Budget indicatif : de 5 000 à 20 000 euros selon le nombre d’interventions externes et la taille des effectifs. Les activités santé mentale au travail comparées format par format détaillent le coût de chaque brique pour composer votre propre semaine.

Exemple 4 : le grand groupe et la convention

En convention ou en séminaire annuel, la sensibilisation santé mentale touche des centaines, parfois des milliers de collaborateurs en une seule session. Le format repose presque entièrement sur la qualité de la prise de parole : à cette échelle, il n’y a pas de rattrapage possible en petit groupe.

J-30
Brief approfondi avec l’intervenant

Contexte de l’entreprise, actualité sociale, sensibilités particulières. Une keynote santé mentale ne s’improvise pas devant 2 000 personnes.

H
Keynote de 45 minutes

Un format resserré, incarné, sans jargon, qui alterne repères concrets et respirations. L’objectif : que chacun reparte en sachant repérer, écouter, orienter.

H+45
Questions et échanges

Quinze à vingt minutes de questions, en direct ou via une application de salle pour libérer la parole des plus discrets.

Après
Relais par sites et par équipes

Le replay, un kit de discussion par équipe et un calendrier d’ateliers locaux prolongent l’impulsion donnée en plénière.

Budget indicatif : de 4 000 à 15 000 euros pour l’intervention elle-même, hors logistique de l’événement qui l’accueille. Le piège : choisir un intervenant théorique. Devant un grand groupe, seul le vécu d’entreprise accroche : une salle de 2 000 personnes décroche en dix minutes face à un discours hors-sol.

Exemple 5 : la sensibilisation santé mentale en PME

En PME, un seul événement bien construit touche toute l’entreprise d’un coup, dirigeant compris : aucun grand groupe ne peut en dire autant. Le format gagnant tient en une matinée courte, simple à organiser, sans logistique lourde.

9h00
Mot du dirigeant

Dans une PME, la parole du dirigeant pèse double. Cinq minutes sincères valent mieux qu’un long discours préparé.

9h10
Conférence ou atelier unique (1 h 30)

Avec 20 à 80 personnes, la frontière entre conférence et atelier s’estompe : l’intervenant fait participer la salle, les situations concrètes de l’entreprise nourrissent l’échange.

10h40
Café et engagement collectif

Autour d’un café, l’équipe choisit un ou deux rituels à installer (météo d’équipe, point charge). Le rappel des ressources clôt la matinée.

Budget indicatif : de 1 500 à 5 000 euros selon l’intervenant et la distance. Le piège : penser que la sensibilisation santé mentale est réservée aux grandes structures. La proximité d’une PME rend au contraire le sujet plus concret : tout le monde connaît tout le monde, et personne ne peut se cacher derrière un process.

FAQ : exemples de sensibilisation santé mentale

La demi-journée avec conférence puis quiz reste le meilleur point de départ : elle touche tout le monde, ne demande aucun engagement personnel aux participants et se monte en quelques semaines.
Les fourchettes vont de 1 500 euros pour une intervention courte en PME à 20 000 euros pour une semaine complète avec plusieurs interventions externes. Le cachet de l’intervenant varie selon sa notoriété et le format demandé.
Deux dates créent un effet d’entraînement : la Journée mondiale de la santé mentale le 10 octobre et les Semaines d’information sur la santé mentale (SISM). Le reste de l’année fonctionne aussi, à condition de bien communiquer en amont.
Comptez quatre à six semaines pour une demi-journée ou une journée du 10 octobre, et deux à trois mois pour une semaine complète type SISM ou une plénière de convention, notamment pour réserver l’intervenant.
Oui, à condition de prévoir l’hybride dès la conception : retransmission de la conférence, quiz jouable à distance, replay et kit de discussion pour les équipes qui n’ont pas pu assister en direct.
Pour le temps fort, oui : une voix extérieure légitime le sujet et libère la parole sans exposer personne en interne. Les formats courts (quiz, rituels, stand) se portent ensuite très bien en interne.
Trois indicateurs simples : le taux de participation, un mini-questionnaire à chaud (utilité perçue, envie d’aller plus loin) et, dans la durée, l’évolution du recours aux ressources internes et du climat mesuré par le baromètre.
💬Échangeons : Ce premier échange (1 h, par téléphone) permet de vérifier ensemble si les conférences proposées peuvent répondre à vos besoins. Nous échangeons sur le cadre de la conférence, le public attendu et votre objectif.

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Sources
  1. Organisation mondiale de la Santé (OMS) : La santé mentale : renforcer notre action, fiche d’information.
  2. Santé publique France : données sur la prévalence des troubles psychiques en France (une personne sur cinq touchée chaque année).
  3. Psycom : Semaines d’information sur la santé mentale (SISM), programme national annuel.
  4. Catherine Testa et Sandrine Roudaut : Aider, osons parler de santé mentale, Michel Lafon, 2021.