conférence en entreprise
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Un quiz santé mentale reste l’un des moyens les plus simples de sensibiliser une équipe sans plomber l’ambiance. Le principe tient en une phrase : on lance une affirmation, chacun vote vrai ou faux, puis on explique. Les 20 questions ci-dessous s’appuient sur des faits sourcés et s’utilisent librement en réunion d’équipe, en séminaire ou pendant une semaine de la santé mentale en entreprise. Cliquez sur chaque question pour afficher la réponse.

Quiz santé mentale animé en équipe lors d’un événement en entreprise

Comment animer un quiz santé mentale en équipe ?

La méthode la plus efficace consiste à projeter les affirmations une par une, à faire voter à main levée ou via un outil de sondage, puis à commenter la réponse en une minute. Comptez 20 à 45 minutes pour 20 questions, débats compris. Le vote collectif fait tout l’intérêt de l’exercice : chacun découvre que ses certitudes ne sont pas partagées, et la discussion démarre toute seule.

⚠️Le cadre compte : un quiz sensibilise, il ne dépiste pas. Personne ne doit se sentir évalué sur sa propre santé mentale. Annoncez la règle du jeu dès le départ : on teste des connaissances, jamais des personnes.

Ce format s’inscrit dans la logique décrite dans l’article sensibilisation à la santé mentale au travail : poser un vocabulaire commun avant d’aller plus loin. Les réponses ci-dessous vous donnent, pour chaque question, l’explication à partager avec le groupe.

Quiz santé mentale, questions 1 à 5 : les idées reçues

Faux. L’OMS définit la santé mentale comme un état de bien-être qui permet de faire face au stress de la vie, de travailler et de contribuer à la communauté. Chacun a une santé mentale, comme chacun a une santé physique, et elle varie au fil des périodes de la vie.
Vrai. Ce chiffre de l’OMS revient dans toutes les campagnes de sensibilisation. Ramené à une équipe de 20 personnes, il signifie qu’environ 5 collègues seront concernés un jour, ou le sont déjà.
Faux. Selon Santé publique France, une personne sur cinq est touchée chaque année par un trouble psychique. La rareté est une illusion créée par le silence : la plupart des personnes concernées n’en parlent pas au travail.
Faux. La santé mentale fonctionne comme un continuum sur lequel chacun navigue. On peut traverser une période de mauvaise santé mentale sans aucun trouble, et vivre équilibré avec un trouble psychique bien accompagné.
Vrai. De nombreux dirigeants et managers vivent avec un trouble, souvent sans le dire. Catherine Testa, diagnostiquée TDAH à 34 ans, dirige une entreprise et des médias : la réussite professionnelle et les troubles ne s’excluent pas.

Questions 6 à 10 : santé mentale et travail

Vrai. Le travail apporte un cadre, du lien social, un sentiment d’utilité et de la reconnaissance. Il peut aussi dégrader la santé mentale quand la charge, les relations ou le sens se détériorent. Le même lieu produit les deux effets, selon les conditions.
Vrai. L’OMS avance ce chiffre en perte de productivité mondiale. Il rappelle que la santé mentale au travail relève aussi de la performance collective, pas seulement du bien-être individuel.
Faux. L’OMS décrit le burn-out dans sa classification internationale comme un phénomène lié au travail, résultant d’un stress chronique mal régulé. Il ne figure pas parmi les maladies, ce qui n’enlève rien à sa gravité ni à la nécessité d’un accompagnement.
Faux. Cette peur revient dans presque toutes les directions avant une première action. Le terrain montre l’inverse : bien cadrée, la parole soulage, rapproche les équipes et fait émerger des solutions concrètes. Le vrai risque se loge dans le silence.
Faux. Les collègues restent les premiers témoins quand quelqu’un ne va pas bien, bien avant les RH. Une sensibilisation efficace s’adresse à tout le monde, comme le détaillent ces idées de sensibilisation à la santé mentale en entreprise.

Questions 11 à 15 : aider un collègue qui ne va pas bien

Faux. Ces phrases partent d’une bonne intention et produisent l’effet inverse : la personne se sent minimisée et se referme. Une question ouverte fonctionne mieux : « comment te sens-tu en ce moment ? », suivie d’une vraie écoute.
Faux. Le diagnostic appartient aux professionnels de santé. Le rôle d’un manager ou d’un collègue tient en trois verbes : repérer les changements de comportement, écouter sans juger, orienter vers les bonnes ressources.
Faux. Le psychiatre est un médecin : il diagnostique et peut prescrire des traitements. Le psychologue accompagne par la parole et les thérapies, sans prescription. Beaucoup de Français confondent encore les deux, ce qui freine l’orientation.
Vrai. Le 3114, accessible 24 h/24 et 7 j/7, met en relation avec des professionnels formés. Ce numéro mérite de figurer dans tous les supports internes de votre entreprise, au même titre que les numéros d’urgence classiques.
Vrai. L’écoute active reste le premier secours accessible à tous : elle rompt l’isolement et redonne à la personne le sentiment d’exister aux yeux du collectif. Aider ne demande pas d’être soignant, seulement d’être présent.

Questions 16 à 20 : prendre soin de soi et passer à l’action

Vrai. Ces quatre piliers d’hygiène de vie reviennent dans toutes les recommandations de santé publique. Aucun ne remplace un accompagnement professionnel en cas de trouble, mais tous entretiennent l’équilibre au quotidien.
Faux. L’OMS insiste sur les déterminants sociaux : conditions de vie et de travail, sécurité financière, environnement, lien social. En entreprise, l’organisation du travail pèse directement sur la santé mentale des équipes. La responsabilité se partage.
Vrai. Les SISM se déroulent chaque année en octobre en France, autour de la Journée mondiale de la santé mentale du 10 octobre. Beaucoup d’entreprises profitent de ce temps fort pour lancer leurs actions.
Vrai. La formation Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM) forme en deux jours des secouristes capables d’apporter un premier soutien et d’orienter. Elle s’adresse aux volontaires, après une sensibilisation ouverte à tous.
Faux. Le quiz ouvre la porte, il ne construit pas la maison. Pour installer une culture durable, enchaînez avec une conférence, des ateliers et des rituels d’équipe, comme le détaille le comparatif des activités santé mentale au travail.

Que faire après le quiz santé mentale ?

Le quiz crée un moment d’ouverture qu’il faut prolonger rapidement, dans les jours qui suivent. Trois suites logiques s’offrent à vous, par ordre d’ambition croissante.

FAQ : utiliser un quiz santé mentale en entreprise

Posez le cadre dès le début : le quiz teste des connaissances générales, jamais la situation personnelle des participants. Le vote à main levée ou anonyme via un outil de sondage laisse chacun libre de son niveau d’implication.
Comptez 20 à 45 minutes selon la place laissée aux échanges. En réunion d’équipe courte, sélectionnez 8 à 10 questions plutôt que de bâcler les explications.
Non, les deux se complètent. Le quiz éveille la curiosité en petit comité ; la conférence pose le socle commun pour toute l’organisation, avec la profondeur et l’incarnation qu’un vrai/faux ne peut pas offrir.
Oui, les questions et leurs explications s’utilisent librement en interne. Adaptez simplement les exemples à votre contexte et vérifiez que vos supports mentionnent vos ressources internes (ligne d’écoute, médecin du travail).
Non pour le quiz lui-même : un manager ou un membre RH à l’aise à l’oral suffit, avec les explications fournies. En revanche, si des questions personnelles émergent, orientez vers les professionnels de santé plutôt que d’improviser.
Des outils d’auto-évaluation validés existent, mais ils relèvent du parcours de soin individuel, pas d’une animation d’équipe. En entreprise, tenez-vous au quiz de connaissances et laissez l’évaluation personnelle aux professionnels de santé.
💬Échangeons : Ce premier échange (1 h, par téléphone) permet de vérifier ensemble si les conférences proposées peuvent répondre à vos besoins. Nous échangeons sur le cadre de la conférence, le public attendu et votre objectif.

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Sources
  1. Organisation mondiale de la Santé (OMS) : La santé mentale : renforcer notre action, fiche d’information, et données sur le coût mondial de la dépression et de l’anxiété.
  2. Santé publique France : données de prévalence des troubles psychiques en France.
  3. 3114 : numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24 h/24 et 7 j/7.
  4. Catherine Testa et Sandrine Roudaut : Aider, osons parler de santé mentale, Michel Lafon, 2021.